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WOW — World of WearableArt

Entrez dans un autre monde… Dans le monde de l’Art qui se porte… Là où le corps humain est un canevas, là où la mode, l’art et le théâtre entrent en col­li­sion. Là où rien n’est nor­mal où tout est extra­or­di­naire. Par­tons ailleurs, soyons WOWé à Wellington

IN-THE-OP

In The Op, Ling Lai Kit Ling, Hong Kong

Le show est né en 1987 à Nel­son sur l’ile du Sud en Nouvelle-Zélande et a été déplacé il y a dix ans à Welling­ton en rai­son de sa pop­u­lar­ité. Oh oui, Auck­land a bien essayé de nous le piquer (et ils essayent tou­jours !), mais on ne va pas lâcher le morceau, on se bat­tra bec et ongles pour le garder ici. Le monde entier nous l’envie. Sérieuse­ment, qui d’autre peut faire changer le sigle posé sur les collines aux abords de l’aéroport ? Quelle ville peut se van­ter de vibrer sous la couleur rouge qui illu­mine les vit­rines des bou­tiques dont cer­taines se par­ent d’oeuvres des années précé­dentes ? Douze soirées de folie où les cinquante mille heureux déten­teurs d’un bil­let d’entrée vont vivre deux heures de spec­ta­cle qui met­tent des étoiles plein les yeux.

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TSB Bank Arena nous ouvre ses portes et nous accueille, stands de sou­venirs et bars se côtoient. Dans notre groupe, les deux garçons pren­nent les choses en main, car il s’agit d’une soirée spé­ciale pour nous les sept filles. Ils sont mignons à voir à se démener pour nous. L’un se charge d’acheter sept pro­grammes, pen­dant que l’autre passe com­mande au bar de qua­tre bouteilles de cham­pagne. Les tick­ets d’entrées sont à peine sor­tis de leur pochette qu’une hôtesse nous prend en charge et nous dirige vers nos places. La salle est comble, le brouhaha des con­ver­sa­tions tombe aus­sitôt que les mesures de sécu­rité sont énon­cées au micro. Le pub­lic écoute atten­tive­ment et comme demandé, cherchent des yeux la sor­tie de sec­ours la plus proche, prob­a­ble­ment habitués à ce genre d’exercices dûs notam­ment aux fréquents trem­ble­ments de terre. Rien d’étonnant quand on sait que le build­ing dans lequel nous nous trou­vons a été proclamé sec­ond dans le classe­ment des pires bâti­ments à Wellington.

La lumière se tamise et la musique d’ouverture se fait enten­dre. La scène se com­pose comme une fleur avec ses pétales. Pétales qui tour­nent sur elles-mêmes et se voient tachées de lumières col­orées. Le pub­lic retient son souf­fle, on sait que ça va démé­nager. Du pla­fond, descend en douceur un groupe de danseurs, issus des écoles de danse du pays et de la troupe même du WOW show, mais aussi des trapèzistes et des jon­gleurs. C’est du show comme jamais vu qui mélange aussi bien les gen­res que les performances.

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PINKER BELL — Paula Rowan, New Zealand. The fairy fox­glove tip­toes through the gar­den in her pretty “lamp” shades of pink. (Lamp­shades, seed pods)

La caté­gorie “enfant” se mêle aux danseurs, leurs cos­tumes sont unis, c’était une des règles imposées dans ce thème. Les enfants tour­nent sur la scène, présen­tant à nos yeux les qua­torze dif­férents cos­tumes. Ils se mêlent aux danseurs, et s’arrêtent un instant sur chaque pétale afin que le pub­lic les appré­cie, tournoient sur eux-mêmes au rythme de la musique. Des « Lots of Loves and Kisses » arrivent devant nous, sur « notre » pétale. Ils sont parés de rouge, leur tête est cachée par une bouche immense d’où s’envolent une demi-douzaine de cœurs et de bisous comme sus­pendus dans les airs. Une toute jeune fille de vert vêtue a sur elle un assem­blage de tasses de toutes sortes, avec des soucoupes et des morceaux de sucre. Suivie par « Ato­mos » dans son dégradé de gris pour nous mon­trer à quoi la fis­sion des atomes pour­rait ressem­bler sous un micro­scope. Du bleu, du jaune, du rose, de l’orange et du blanc, toutes ces couleurs explosent. Les enfants se présen­tent devant nous les uns-après-les-autres, en musique tout est rythmé. « Belle of the Ball » arrive en jaune fluo. Une robe de princesse élaborée avec pas moins de 196 balles de ten­nis. Impres­sion­nant ! Des design­ers néo-zélandais pour la plu­part, un améri­cain et un aus­tralien, ont util­isé des matières peu ordi­naires pour cer­taines : du plas­tique au fil de fer en pas­sant par des abat-jours et du fil de pêche.

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IN FLIGHT — Liz Ritchie, New Zealand. No longer flight­less kiwis believ­ing in them­selves are using their wings to make us proud. (Over 500 papier maché feath­ers, fabric)

La caté­gorie suiv­ante est « South Pacific Sec­tion » Des créa­tions inspirées de la cul­ture Maorie ou les dif­férentes cul­tures de nos voisins du Pacific Sud pour célébrer la vie dans ces régions. Ces œuvres d’art représen­tent la mer, la plage la faune et la flore. Ces pièces uniques inspirées par et pour la grandeur ainsi que la mag­nif­i­cence de ces cul­tures. Treize design­ers venus prin­ci­pale­ment de Nouvelle-Zélande et deux de Tai­wan pour nous faire décou­vrir un peu de cet héritage. La « Princess of Pine » dans sa courte robe en bois de pin est enchanter­esse « In Flight » un hom­mage au Kiwi, dans sa parure faite de plus de cinq cents plumes en papier mâché. Il y a aussi « Flock Frock » cette robe telle une colline faite d’une guir­lande verte où des mou­tons en bois (je sup­pose) se pressent de grimper afin de rejoin­dre la berg­erie qui a été placée autour du cou. Ces pièces ont été conçues dans dif­férents matéri­aux égale­ment, tubes d’aluminium, plas­tics recy­clé ou encore du car­ton de valise.

« Open Sec­tion » là il faut être orig­i­nal et inno­va­teur. Pas de thé­ma­tique par­ti­c­ulière ce qui donne au désigner com­plète liberté.

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GOTHIC HABIT — Lynn Chris­tiansen, United States. Does one really have to enter a build­ing to have a spir­i­tual rela­tion­ship ? (Felt, wood)

D’une extrav­a­gance sans égale, ils ont su se démar­quer ! Une robe courte ornée d’anciennes gui­tares, « The Re-Cyclists » faite d’anciennes chambres-à-air recy­clées, les œufs de Fabergé ou cette tenue Bavaroise dont le top est orné de coucous suisses, pour ne citer qu’eux parmi les trente-huit can­di­dats de cette caté­gorie haute en couleur et originalité.

Les caté­gories se suc­cè­dent. Les œuvres d’art défi­lent sous nos yeux émer­veil­lés, tout comme les bouteilles de cham­pagne qu’un des garçons va faire renou­veler au bar. Sur la scène en forme de fleur le défilé se mêle aux danseurs pour ne for­mer qu’un tout, un mélange homogène formé avec musique et lumières, dont les mod­èles s’arrêtent quelques instants ryth­més sur chaque pétale. Spec­ta­cle garanti, il n’y a pas une seule sec­onde où rien ne se passe. On ne s’est même pas aperçus des change­ments de décors… Tout est réglé comme sur du papier à musique.

Caté­gorie « Avant-garde » Col­li­sion entre Art et Mode. Les design­ers ont dû créer une pièce révo­lu­tion­naire, extrav­a­gante et extraver­tie, tou­jours stylée et faite avec pro­fes­sion­nal­isme. Trente-et-un design­ers du monde entier ont tra­vaillé avec acharne­ment et pas­sion, ils y ont mis leurs rêves ainsi qu’une belle part de fan­taisie pour nous présen­ter leurs mod­èles (dont cer­tains que je porterai volon­tiers… mais peut-être sans le cha­peau !). Ces oeu­vres sont égale­ment fab­riquées avec des matières sur­prenantes, des feuilles d’aluminium, des lumières LED, des chaînes en métal, des éponges ou encore deux cent mètres de crêpe Geor­gette, pour ne citer que quelques-unes des matières éton­nantes util­isées pour la con­fec­tion de ces oeu­vres d’art.

La caté­gorie « soutien-gorge » trente-huit design­ers, tous plus créat­ifs les uns que les autres nous font rire ou nous enchantent. Il y a celui-là, « Bare Heart of Music » qui nous vint d’Inde. Des mains sor­tant des bon­nets tien­nent un vio­lon. Ou celui-là qui est pourvu d’ailes dans le dos, tel un ange de métal. Il y en a peut-être juste un qui pour­rait être invis­i­ble sous un t-shirt en fait… mais un peu lourd j’imagine, vu qu’il est en marbre…

La sec­tion « Air­borne » nous invite pour un voy­age léger dans les airs. Tout se gon­fle ou s’envole, s’enroule ou se dégon­fle. Les ven­ti­la­teurs instal­lés à des endroits stratégiques don­nent du souf­fle. Légers, déli­cats et aérés, ces designs nous emmè­nent dans les airs où nous aussi nous avons l’impression de voler ou peut-être est-ce dû aux bulles de champagne…

Les pein­tures de l’Empire Xiao­quancheng nous emmè­nent en Chine, dans la dynas­tie Qing pour la caté­gorie “Weta Work­shop Cos­tume and Film Sec­tion”. Les couleurs et les formes nous empor­tent. On se laisse bercer au rythme des geishas, des guer­ri­ers, des dieux célestes et autres gar­di­ens. Il y a même une geisha-princesse-guerrière parée de sacs poubelle, elle est mag­nifique. La plus belle à mes yeux est sans doute « Origami Pond » la créa­trice, orig­i­naire de Nouvelle-Calédonie, nous fait rêver avec cette éton­nante robe de papier plié qui scin­tille de mille feux, dont l’intitulé pour­rait se traduire par « Les reflets étince­lants de l’étang où règne la carpe » Faite de tis­sus, bam­bous et soie, cette robe est absol­u­ment mag­nifique et surtout bien portée il faut le dire !

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GESTA HUNGARORUM — Daniella Sasvári, New Zealand. I am a Hun­gar­ian cit­i­zen. This topic allowed me to work with my cul­tural her­itage. (Fab­ric, plas­tic, paint)

Sur ces notes chi­noises le show se ter­mine. Le grand écran descend du pla­fond pour nous présen­ter les vain­queurs de chaque caté­gorie. Toutes les mains applaud­is­sent, cer­taines per­son­nes s’extasient haut et fort en lançant des « Bravos » à la can­ton­ade. Nous avons une petite pen­sée com­patis­sante pour les jurés qui, pen­dant les délibéra­tions, ont cer­taine­ment passé quelques nuits blanches, migraines et rog­nages de crayons inclus… Com­ment peuvent-ils donc faire un choix parmi toutes ces merveilles ?

Les spon­sors sont nom­breux et bien­veil­lants. Entre la récom­pense, de presque dix mille dol­lars (répar­tis entre les trois meilleurs de chaque caté­gorie) il y a aussi d’importants prix spé­ci­aux spon­sorisés qui sont tout autant pres­tigieux. L’ampleur inter­na­tionale de ce show me sur­prend à peine. La créa­tiv­ité, les matières util­isées ainsi que les thèmes don­nés doivent être un chal­lenge super moti­vant pour les créa­teurs. Toutes ces oeu­vres d’art sont absol­u­ment fascinantes.

Le temps de finir nos bouteilles de cham­pagne (au goulot… mais où sont donc passés nos ver­res ?) nous voilà ramenées cha­cune chez soi par nos deux garçons qui nous ont fait passer une soirée inou­bli­able. Merci à eux, et merci au WOW show d’exister et de nous faire rêver ! A l’année prochaine, ça ne fait aucun doute ! Et si vous souhaitez voir arriver ce show spec­tac­u­laire près de chez vous, n’hésitez pas à partager !

Un grand merci à World Of Wear­ableArt pour l’autorisation de la pub­li­ca­tion ainsi que le prêt des sup­ports médias. Photo de cou­ver­ture : AMERICAN DREAM, Sarah Thomas, NZ. WOWWORLD OF WEARABLEART

Et comme on en sera jamais ras­sas­iés, en voici encore une petite série…

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Comments

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    Another desirable feature isthat in contrast to atropine, it does not depress muco-ciliary clearance by bronchial epithelium. An ef? cientpremedication should be used whenever pos-sible. Clinically,it may be difficult to differentiate between osteomyelitis and other reasons of bone paincaused by stress fracture, dental complication, vertebral collapse, or bone marrownecrosis [38]. Furthermore, as medical profession-als are beginning to recognize the role the expressive artsplay in the healing process, arts in medicine programs,such as the Arts in Medicine Program at the University ofFlorida, are beginning to emerge worldwide (Stuckey andNobel, 2010). The peptide chain of AVPis rapidly cleaved enzymatically in many organs,especially in liver and kidney; plasma t? is short~25 min. Fiftypercent of survivors have neurologic defi cits. Parenteral inotropic support for advanced congestive heartfailure. (2001) comparing 11 DLBwith 10 AD patients, showed significant metabolic reduc-tions in DLB compared with AD, with 90% sensitivityand 80% specificity. Indeed buy lasix overnight delivery PML can promote the phos-phorylation of p53 on Thr18 and Ser20, mediated by Chk2 and CK1, respectively[224, 225].

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  2. Ce show est un pur moment d’évasion… l’originalité des cos­tumes et des matières util­isées sont sim­ple­ment spec­tac­u­laires, ainsi que la mise en scène et les musiques. J’imagine qu’avec toute la pop­u­lar­ité établie dans cette par­tie du monde, le WOW show n’aura aucun mal à trou­ver une place de choix dans les plus grandes villes à tra­vers le monde entier.

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