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WOW ! Florence Dosdane la 1ère française !

Flo­rence Dos­dane est pas­sion­née. La pas­sion du cos­tume et du cos­play. Donnez-lui un bout de ficelle et trois bou­tons elle vous en fait une œuvre d’art à porter…

Origami-pond

Origami Pond — Flo­rence Dos­dane — Dès mai 2015 en expo­si­tion au musée du WOW à Nel­son (Ile du Sud)

Orig­i­naire de Nouvelle-Calédonie Flo­rence Dos­dane a été, l’an dernier, la pre­mière française à entrer dans le WOW show ! Le World of Wear­ableArt est un événe­ment majeur en Nouvelle-Zélande. Des design­ers venant des qua­tre coins du monde nous présen­tent leur créa­tion, c’est la fusion entre l’art et la mode, là où le corps humain devient un canevas. Chaque année des cen­taines de cos­tumes sont présen­tés pour les sélec­tions. Bien-sûr, seul un petit nom­bre est retenu. Flo­rence avec Origami Pond a été sélec­tion­née dès sa pre­mière entrée ! Félicitations !

Elle con­cour­rait dans la caté­gorie « Weta Work­shop Cos­tume & Film Sec­tion ». Weta ce n’est pas moins que les stu­dios de créa­tions de cos­tumes et décors avec par exem­ple « le Seigneur des Anneaux », « Les Hob­bits », « Her­cules », « Tintin » et plein plein d’autres. Weta est un des spon­sors du show. On imag­ine aisé­ment quels sont les prix que de tels ate­liers peu­vent offrir aux designers…

Origami Pond - Details

« Les reflets étince­lants de l’étang où règne la carpe »

Origami Pond représente des heures et des heures de tra­vail (pen­dant son temps libre, for­cé­ment) c’est aussi une énorme chasse au matériel car en Nouvelle-Calédonie, le choix manque et le recours au sys­tème D fait par­tie inté­grante du pro­jet. Cette superbe créa­tion a été réal­isée en tis­sus, bam­bous et soie… Et quand on y regarde de plus près, on y voit non seule­ment une carpe et ses écailles, mais on y voit aussi des gouttes d’eau et des reflets étince­lants. Les nageoires sont mobiles grâce à de petits moteurs dis­simulés. Quelle ingéniosité !

Depuis l’âge de treize ans, elle flirte avec les cos­tumes et les cos­play. Elle touche à tout. Cou­ture, pein­ture, sculp­ture sur tous les sup­ports à portée de main. A même la peau s’il le faut. Ça ras­sure tout-de-même de savoir qu’elle se blesse aussi (pas de rai­son qu’il n’y ait que nous qui nous brûlions ou égratignions lorsque nous recousons un bou­ton !) Les matières étranges, celles dont on ne sait pronon­cer le nom, les out­ils ou machines bizares, celles dont on ne soupçon­nait même pas l’existance, rien ne lui fait peur. Et elle ne lâchera pas, rien ne lui résiste. Elle fait, défait, refait jusqu’à ce que le résul­tat soit aussi par­fait que ce qu’elle a vu dans ses rêves. Il est hors de ques­tion de par­ler men­su­ra­tions, mètre-ruban, cal­cu­la­tion… Tout est fait à l’intuition, à la justesse et à la finesse du geste. Quel talent !

Tout vient de là, de ses rêves. La créa­tion lui appa­raît pen­dant la nuit. Elle la rêve et c’est au petit matin, qu’elle se pré­cip­ite sur son bloc note et son crayon. Vite dessiner ce qu’elle y a vu pour pou­voir com­mencer à tra­vailler et aussi pour être sûre de ne rien oublier (un peu comme nous quand nous rêvons aux numéros de la loterie et qu’en transe au milieu de la nuit on hurle sur ce satané stylo qui ne veut pas fonc­tion­ner et nous fait oublier les chiffres qui vien­nent de sor­tir..) Sauf que pour elle, le coup du rêve, ça marche ! Et le résul­tat est une copie con­forme de son rêve (pas comme notre grille de loto qui est un numéro à côté à chaque fois !)

Dif­fi­cile de l’imaginer tra­vailler en journée dans un bureau. Une fois la nuit tombée ou le week­end arrivé, elle se trans­forme en designer, et son apparte­ment en atelier.

Alors on ose croire que sa présence actuelle en Nouvelle-Zélande n’est pas dûe au hasard. On se laisse à penser qu’une nou­velle créa­tion lui est apparue dans ses rêves et qu’elle l’a vue défiler au WOW, sous les applaud­isse­ments d’un pub­lic émer­veillé. On ose y croire, parce que bien-sûr elle ne peut rien dire pour le moment, c’est silence… c’est le règle­ment du WOW. C’est silence aussi parce que la créa­trice créée et la designer design… et qu’on ne veut pas déranger parce que nous voulons tous une par­tic­i­pa­tion française dans ce show 2015. Tout ce qu’on peut faire jusqu’aux sélec­tions c’est de croiser les doigts en admi­rant ses créa­tions précédentes…

Je vois bien que vous doutez quant au cos­tume démon… C’est elle ! Promis ! C’était en 2011, ça ne pou­vait être que pour Hal­loween… Et en Nouvelle-Calédonie à cette péri­ode de l’année, ça doit cha­touiller les trente degrés… Vision­nez la vidéo :

(J’étais en retard, évide­ment… J’avais rendez-vous avec une artiste de renom, avec la pre­mière créa­trice française par­tic­i­pant au WOW et j’étais en retard… Elle m’attendais depuis un moment déjà, elle était instal­lée devant un choco­lat chaud. Et moi je suis arrivée essouf­flée et en sueur… Adorable, elle avait même gardé deux mac­arons pour moi… Un grand merci à toi Flo­rence. J’ai été ravie de passer la journée avec toi, à regarder pétiller tes yeux lorsque tu évo­quais ta pas­sion, un pied dans ta bulle, l’autre dans la réal­ité. Nous te souhaitons plein suc­cès et nous sommes déjà impa­tients de te retrou­ver bien­tôt pour que tu nous fasses rêver encore, et encore…)

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