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Wairarapa, route du vin

overnight shipping on generic cytotec Quand à Welling­ton il pleut des cordes, que le vent est à décorner les bœufs et que c’est enfin le week-end, hop ! on saute dans sa voiture, on se tape une cen­taine de kilo­mètres, dont une bonne par­tie dans les collines, pour se retrou­ver dans le Wairarapa où il fait tou­jours, tou­jours beau. Sauf ce jour-là.

http://graftonwindhamwind.org/63204-flexeril-uk.html C’est donc sous une pluie bat­tante (mais sans vent… ouf !), que notre « dry dri­ver » enten­dez par là notre « pilote sec » nous a emmenées, ma copine Kat et moi, sur la route du vin à Mar­t­in­bor­ough, LA cap­i­tale du Pinot noir, mais pas que. Cette jolie petite bour­gade d’environ mille qua­tre cent habi­tants, ne compte pas moins de vingt-quatre vig­no­bles ! Petite en taille, énorme en réputation !

Martinborough

Notre pre­mier arrêt (piqué au hasard de la route) est le vig­no­ble « Mar­t­in­bor­ough Vine­yard » l’endroit est mag­nifique et super classe ! Notre arrivée dans le cel­lier a été saluée très chaleureuse­ment, même si l’endroit était bondé de clients très occupés à déguster. Notre hôtesse nous explique com­ment se passe la dégus­ta­tion et… c’eeeest paaaarti !

Un fond de verre, assez pour deux petites gorgées (c’est une dégus­ta­tion ne l’oublions pas !) pour com­mencer en douceur avec un Pinot Gris Burnt Spur de 2013, suivi d’un Chardon­nay 2012. J’aurai bien repris un fond de verre du Pinot Gris, mais paraît que ça ne se fait pas. Ok alors on passe au troisième fond de verre un Manu Ries­ling 2013.

La dégus­ta­tion se pour­suit avec les Pinots noirs, deux petites gorgées d’un Te Tera 2013, le fond d’un verre d’un Burnt Spur 2012 et pour finir, un petit Mar­t­in­bor­ough Vine­yard Marie Zelie Réserve. Wouhooo ! Pen­dant que notre hôtesse nous conte et raconte chaque vin, Kat me glisse à l’oreille qu’elle reprendrait bien un p’tit coup du Te Tera. Inutile de pré­ciser que nous glous­sons déjà comme des saucisses, sous le regard exas­péré de son chéri.
On a dû lui faire un super effet à notre petite hôtesse car elle sort de sous le comp­toir un Ries­ling Jack­son Block 2012. Re-Wouhooo ! Elle n’avait pas besoin de pré­ciser les notes de cit­ron et de grape­fruit, étrange sen­sa­tion qui éclate en bouche pour finir en touche crémeuse. Pen­dant que Kat règle ses emplettes, je craque pour une bouteille de Ries­ling, mais du 2003 celui-là à 40 NZ$ (env­i­ron vingt-cinq Euros) la bouteille, il a intérêt à être bon !

Pen­dant qu’il déluge tou­jours, nous sau­tons dans la voiture et notre dry dri­ver nous emmène au vig­no­ble “Mar­grain Vine­yard”. Quel accueil ! Avant que la dégus­ta­tion ne com­mence, notre hôtesse nous flanque un verre de vin mousseux dans les mains, pen­dant qu’elle nous déballe déjà un mil­liard d’anecdotes à un débit de qua­tre mots/seconde (j’ai lâché le fil au milieu de la pre­mière phrase, elle ne sait sans doute pas que nous avons déjà quelques fonds de verre dans les veines, ce qui n’a pas l’air d’affecter Kat). Notre hôtesse jon­gle avec les bouteilles, les anec­dotes, les clients, les ver­res et les com­man­des. Elle est impres­sion­nante à écouter et à voir. Elle man­age son truc avec brio. On com­mence par un fond de verre de Sauvi­gnon Blanc, deux petites gorgées de Pinot Gris, suivi de deux décou­vertes pour moi. La pre­mière un Mar­grain Chenin blanc. Je n’en avais jamais entendu par­ler. C’est pas mau­vais du tout ce truc. Il fau­dra que je fasse un nou­vel essai lorsque mes papilles se seront calmées. Et la deux­ième un Pinot rosé. Wouhooo !!!! On a con­tinué avec les vins rouges, mais là pour des raisons qui m’échappent totale­ment, je ne me sou­viens plus trop de l’ordre et des années. Il y a eu bien-sûr un Pinot noir, suivi d’un deux­ième et un dernier bien plus vieux. J’étais très con­tente à ce stade de pou­voir essayer le « cra­choir » et surtout bien con­tente qu’il y ait à dis­po­si­tion des pichets d’eau ! Le troisième vin rouge avait (pour moi, je pré­cise car Kat l’a bien aimé) un curieux goût de plas­tique fondu… Les vins qui m’intéressaient n’étant ven­dus que par box de trois bouteilles, je n’ai rien acheté et j’ai prof­ité pour aller au petit coin pen­dant que Kat réglait ses achats.

A ce stade, je crois bien qu’il pleu­vait tou­jours, bien que je n’en sois plus trop trop sûre. J’ai sug­géré l’idée d’aller se poser au chaud, mais surtout au sec, devant un plateau de fro­mage et tiens, pourquoi pas… un verre de Pinot noir ?!?

In.gre’di.ent Deli / Café (non non, le petit nom­bre de mes fonds de ver­res n’ont aucune­ment affecté mon hôr­tograffe !) On devait avoir une tête sympa ou alors la ten­an­cière nous a pris en pitié, trem­pés comme nous étions (surtout le « dry dri­ver » qui a eu la galanterie de nous déposer devant le café avant d’entreprendre la périlleuse expédi­tion qui con­sis­tait à courir sous la pluie une fois la voiture par­quée), car avant de passer com­mande, nous avons goûté à peu-près tout ce qu’il y avait dans la bou­tique… fro­mages, pain, olives et leur huile, pâtés, choco­lat… rholàlà quelle hos­pi­tal­ité ! Inutile de dire que notre plateau de fro­mages était à se relever la nuit et que le « dry dri­ver » a fini mon verre de vin.

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On n’avait pas roulé cinq cent mètres que Kat se fend d’un hurlement « Aaaaaarrêêêête-toiii làààààààà» Elle devait a—bso-lu-ment déguster ce vin-là… « Cab­bage Tree » les quelques fonds de verre devaient cer­taine­ment être très bons, vu qu’elle en a acheté plusieurs bouteilles. Elle me chu­chote que c’est génial, les cadeaux de Noël sont faits ! Mon taux de résis­tance à l’alcool étant plus que pathé­tique, je ne l’ai pas suivie dans la dégus­ta­tion, mais me suis penchée sur les huiles essen­tielles de lavande. Je me suis telle­ment bien penchée dessus que j’en ai acheté deux petits fla­cons ! Si j’ai bien com­pris (oui il y a un « si » on oublie pas mon taux d’alcoolémie à ce moment-là) qu’en plus de faire du vin, ils cul­tivent de la lavande et font la dis­til­la­tion sur place.

Notre « dry dri­ver », qui finale­ment n’était plus si dry que ça, nous récupère au cel­lier et nous reprenons la route en sens inverse, con­tents de con­stater que la pluie sem­ble avoir oublié de tomber. C’est à ce moment que je l’ai vu… mon cœur a man­qué un bat­te­ment, mes yeux n’en croy­aient pas leur rétine et sans que je lui demande rien, ma voix a ordonné de tourner à gauche. Il était là devant nous, bien bâti, bien pro­por­tionné et un brin aguicheur : The Cot­tage ! Celui qui fait rêver, celui qu’on voit à la télé, celui qui est tout beau, tout pro­pre et bien accueil­lant. Celui qui côtoie un petit ruis­seau flagorneur avec son petit pont de bois. Celui qui est tout entouré de fleurs et dont la petite cour est absol­u­ment désor­don­née… J’en bave d’admiration (bon, baver c’était peut-être à cause des fonds de ver­res… faudrait que j’y retourne à jeun pour être sûre) et il n’est cer­taine­ment pas à vendre !

Là, c’est au tour du « dry dri­ver » de s’affoler. On vient juste de passer devant une petite bou­tique à la ville suiv­ante. Il plante sur les freins, nous fait un créneau du ton­nerre et s’engouffre dans la bou­tique avant que Kat et moi réal­i­sions ce qui se pas­sait. C’est cheese. C’est vrai­ment cheese cette bou­tique. Ça doit être régional ou tra­di­tion­nel cette hos­pi­tal­ité ! Alors que nous fran­chis­sions le pas de porte, voilà que notre « dry dri­ver » en avait déjà plein les mains et plein la bouche aussi. « Déguste-ça aussi » que lui dit le fro­mager. « Et ah ! Mes­dames, j’ai un petit bijou à vous faire déguster… » Je m’entraîne depuis à le pronon­cer pro­pre­ment, sobre ou non, j’éprouve quelques dif­fi­cultés. Ce qui fait sans aucun doute son charme. Le Cwmg­lyn est un fro­mage pro­duit entre autres par Dizzy, Holly et Patsy. On est cer­taine­ment restés une heure dans la bou­tique. Y’a de tout et de partout : fro­mages, vian­des fumées et séchées, rel­ishes, chut­neys, huiles, pains, pro­duits arti­sanaux, locaux et telle­ment d’autres choses. Nous repar­tons tous les trois les bras chargés, Kat et son chéri on leur bourse un peu plus légère et j’ai entre les mains la carte de crédit de mon chéri qui fume encore…

Nous repar­tons la tête pleine de bons sou­venirs, l’estomac un peu trop rem­pli et les yeux qui pétil­lent… et ça, c’est pas dû à l’alcool ! Nous retrou­vons Welling­ton et sa pluie qui tombe à présent à l’horizontal, non, c’est pas dû à l’alcool non plus ! mais au vent qui a redou­blé de puis­sance, comme pour nous faire regret­ter notre infidél­ité et nos plans machi­avéliques pour retourner dans le Wairarapa bientôt…

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