Image

Sydney Shopping

Le lende­main c’est déjà notre dernier jour. Je serai bien restée un peu plus longtemps, je n’ai pas eu le temps de faire toutes les bou­tiques. Notre avion s’envole tard le soir, ce qui nous laisse toute la journée pour faire du tourisme (j’ai tout essaye… même mon regard de Cal­iméro, celui de Candy et les men­aces dignes du Joker de Bat­man n’ont pas réussi à con­va­in­cre Kiwichéri qu’il fal­lait faire du shop­ping). Direc­tion Palm Beach, Manly, Bondi beach et Ice Cream pour met­tre une touche de douceur à mon humeur. De retour à l’hôtel, il nous faut empa­que­ter. Je demande à Kiwichéri s’il l’aime vrai­ment ce t-shirt qu’il a emporté ou si on peut le laisser ici, car j’ai besoin de place dans son bagage pour mes affaires… (inutile de dire que ce t-shirt, évide­ment qu’il l’aime… et zut !)

Nos voici devant l’officier qui va con­trôler nos bagages à mains. Je suis un peu nerveuse, mes cheveux si bien lis­sés se met­tent à frisot­ter à cause des per­les de sueur qui se for­ment sur mon front. Kiwichéri plaisante un chouilla avec le fonc­tion­naire, et hop avant que j’aie eu le temps de dire quoi que ce soit, le voici passé de l’autre côté. Ok, c’est mon tour, respire à fond et let’s go ! Je suis polie et souri­ante, enfin, du moins jusqu’à ce qu’il me demande mon passe­port qui est tout au fond de mon grand sac Guess, plein à cra­quer. Je sors tout mon barda : les cadeaux de Noël, les indis­pens­ables acces­soires achetés de-ci de-là (bijoux, foulards, maquil­lage, etc.) sous l’œil amusé de l’officier qui me regarde de bas en haut. Je m’étonne intérieure­ment de ce regard déplacé, mais je dis rien. Il me fait remar­quer que j’ai un chou­ette look (j’espère bien ! Entre mon blou­son de cuir, mon petit débardeur, mon jeans Calvin Klein et mes bottes, le tout fraiche­ment acheté, mon look est par­fait) mais il ne com­prend pas pourquoi je suis affublée de cette grosse veste mul­ti­poche sur le dos. J’explique alors que j’ai dû deman­der une faveur à Kiwichéri et que porter cette veste mul­ti­poches c’était la seule solu­tion pour que je puisse four­rer une nou­velle paire de chaus­sures dans son bagage. D’ailleurs, les mul­ti­poches sont pleines à cra­quer. Je dois ressem­bler à un biden­dum transpirant.

Le sourire du fonc­tion­naire s’évanouit. Je dois enlever mes nou­velles bottes, his­toire, j’imagine, de véri­fier que je ne cache pas une mitrail­lette ou un bazooka dans le talon aigu­ille. Il me prie de retirer ma veste et d’en vider les poches. Je m’exécute. Il est sur­pris par la per­for­mance de cette veste qui a cer­taine­ment dû subir le sor­tilège du sac à main de Marry Poppins.

Pour rigoler je pense, il a appelé son col­lègue qui s’est fait un malin plaisir de peser mes affaires. Entre mon bagage de sept kilos et deux cent grammes et les huit kilos de trucs qui sont cachés dans mon sac à main Guess et dans la veste mul­ti­poches, ça peut sur­pren­dre. Mais bon, il y a vrai­ment de quoi en faire tout un plat et me dire que je suis trop lourde ! Pfff… la finesse des pro­pos des Aus­traliens me sur­pren­dra tou­jours, qu’es-ce qu’ils sont flat­teurs… Sur ce il entre­prend de m’expliquer le règle­ment. Mais ?!? Et la grosse femme passée avant mon Kiwichéri, oui oui, celle avec ses cinquante kilos de graisse sup­plé­men­taire vous lui avez rien dit à elle ! Je pré­texte que j’ai froid et dans mon bagage je prends mon nou­veau man­teau, un cardi­gan et une écharpe que je m’empresse d’enfiler (inutile de pré­ciser que j’ai chaud et que je ne ressem­ble plus à rien). Au hasard, je mets dans le bagage quelques acces­soires et referme le tout. Voilà le tour est joué ! L’officier est con­tent, mon bagage ne fait plus que 6 kilos et huit cent grammes. Je l’ouvre à nou­veau pour y met­tre deux cent grammes d’accessoires sup­plé­men­taire, pour le plus grand désar­roi du fonc­tion­naire qui me dit de filer en lev­ant les yeux au ciel comme pour deman­der de l’aide.

Je rejoins Kiwichéri qui me demande pourquoi j’ai été si longue et pourquoi je ressem­ble à une coureuse de marathon en fin de course. Oh c’est rien, on a juste papoté un peu, dis-je en ouvrant une énième fois mon bagage et y remet­tre tout ce que j’avais enlevé, sous le regard exas­péré du fonc­tion­naire et celui en accent cir­con­flexe de Kiwichéri.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *