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Rainbow bridge

buy topamax online cheap Quelque part là-haut, il y a un pont, ou peut-être est-ce un arc-en-ciel. C’est un pont arc-en-ciel, un Rain­bow bridge. Et de ton côté du pont, tu es là, tu attends sagement.

The Tana dog

The Tana dog

Tu as décidé de par­tir en pre­mier. Comme parti en mis­sion, en éclaireur. Tu es là, de ton côté du Rain­bow bridge et tu regardes, tu observes, comme tu savais si bien le faire, pour com­pren­dre com­ment tout ça fonc­tionne. Te con­nais­sant tu auras vite com­pris. Tu es bien main­tenant. Même cette lune qui traî­nait par­fois dans le ciel du matin ne te fait plus peur.

Cette mal­adie, que nous avions décou­verte en toi l’après-midi même, n’a pas eu le temps de te faire du mal. Tu as choisi ton moment. Tu as prof­ité de notre absence dans la soirée pour te vautrer dans le canapé du salon une dernière fois. Mais plus cer­taine­ment pour dire au revoir à ton frère, tu lui as dit que tu y allais en pre­mier, pour le rassurer.

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Cully, Tana and the Banana Cake

Tu es si brave, tu as tou­jours été là pour lui. Petits, lorsqu’il était malade tu pous­sais son assi­ette sous son nez pour le forcer à manger. Comme pour lui dire qu’il devait se bat­tre, qu’il devait vain­cre sa mal­adie, et aussi parce que vous aviez des mil­liers de bêtises à faire pen­dant la journée et que sans lui, les bêtises ne seraient pas pareilles. A présent, tu es là, de ton côté du Rain­bow bridge et tu sais que ton frère s’ennuie sans toi, que le goût des bêtises n’a plus de rai­son d’être.

Tu as attendu le retour de ton Daddy. Tu as économisé ton énergie pen­dant ses cinq mois d’absence. Tu voulais lui faire la fête une dernière fois, une fête qui a duré trois semaines.

Tu as choisi de par­tir la veille de Noël. Tu n’allais pas par­tir un jour ordi­naire, tu as choisi une soirée spé­ciale, une soirée de fête, comme l’a été ta vie. Ta vie a été une fête chaque jour pen­dant treize ans, et de ton côté du Rain­bow bridge, tu attends sagement.

Tu vois des gens fatigués arriver de l’autre côté du Rain­bow bridge, esseulés et per­dus. Toutes les têtes se tour­nent et regar­dent si le nou­veau venu lui est fam­i­lier. Par­fois, l’un d’entre vous se met à courir, à appeler. Il tra­verse le Rain­bow bridge pour se jeter dans les bras grands ouverts d’une per­sonne age­nouil­lée. Heureux, ils par­tent ensem­ble, plus loin. De mag­nifiques retrou­vailles. Tu es là, de ton côté du Rain­bow bridge et nous savons que tu attends sagement.

Tana qui peut aboyer sans perdre sa balle

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Comments

  1. Très émou­vant, une petite larme ruis­selle sur ma joue. La sépa­ra­tion n’est jamais facile, mais avec un si beau texte, elle est plus facile­ment accept­able. Courage. Bisous

  2. Merci pour vos mes­sages. La mai­son est vide sans lui, il n’était qu’énergie et joie de vivre. Son frère a le cœur brisé et nous faisons tout ce que nous pou­vons pour lui changer les idées. Mêmes les poulettes n’ont plus le cœur à lui courir der­rière…
    Ce bil­let a été basé sur un poème trouvé sur le net : https://rainbowsbridge.com/poem.htm (auteur inconnu)

    Merci encore pour vos gen­tils mots, bises

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