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La princesse qui voulait sauver la branche basse

La Princesse qui voulait sauver la branche basse” est un conte de fée inspiré de faits réels… ouaip’…pfff… bien réels les faits en fait…

Je savais que tu devais être par-là. Ou en tout cas, pas loin. Il pleu­vait ce jour-là, et chaussée de mes bottes de pluie je glis­sais un peu dans cette boue et sur les feuilles mortes. J’avais mis une veste de pluie, celle avec un capu­chon pour avoir mes deux mains libre pour te défendre. L’heure n’était ni à l’élégance, ni au raf­fine­ment. Il y avait urgence ! Il était là avec son arme, prêt à t’attaquer. La princesse que je suis se devait intervenir.

faviconPourquoi est-ce qu’on glisse tou­jours dans la boue même en botte de pluie en plas­tique ? Ne sont-elles pas faites pour marcher dans du mouillé ? Dehors, là où il est pos­si­ble qu’une ou deux feuilles mortes soient tombées ? Alors, pourquoi ça glisse ?

Pourquoi est-ce que la plu­part des capu­chons de vestes de pluie ne suiv­ent pas le mou­ve­ment quand on tourne la tête ? Parce quand on est dehors, sous la pluie, on n’est pas sup­posé tourner la tête de gauche à droite ? Parce que lorsque je tourne la tête à gauche ce que je veux voir c’est l’intérieur gauche du capuchon ?

En voulant pren­dre ta défense, c’est moi qui ai pris. Il était avec sa tronçon­neuse, il voulait couper cette grosse branche basse qui, selon moi, fai­sait ton charme, mais qui selon lui était dan­gereuse et inesthé­tique. Alors quand il s’est approché de toi, j’ai couru, j’ai grimpé la pente, je regar­dai où je met­tais mes pieds pour pas glisser. C’est lorsque j’ai relevé la tête et que je n’ai rien vu d’autre que l’intérieur du capu­chon que je me suis ren­due compte que tu étais là. Juste là, en face de moi et que je n’arriverai pas à m’arrêter à temps et que bien-sûr t’allais pas bouger pour me céder la place. On n’est pas dans un conte de fée. Sûre­ment que tu te serais bougé pour laisser passer Alice ou Cen­drillon… Ce serait un peu con si une des deux devait avoir une bosse à cause de toi… Elle serait moche, Alice ou Cen­drillon avec un œil au beurre noir hein ?!?

Alors quand mon front t’a heurté de plein fouet et à pleine vitesse, il s’est passé plusieurs phénomènes. Le pre­mier a eu lieu lors de l’impact. J’ai eu l’impression que mes dents voulaient se bar­rer hors de ma bouche et je me sou­viens d’avoir pensé que heureuse­ment que je n’ai pas de den­tier car j’aurai dû me foutre à qua­tre pattes pour chercher mon râte­lier… Ravaler mon humil­i­a­tion en même temps que de la boue… Le deux­ième phénomène quasi instan­tané a été ce pro­fond silence. De ce silence qui bour­donne dans la tête. Il n’y avait plus un bruit, rien que ce bour­don­nement désagréable. Je me suis demandé si c’était pas le bruit de mon neu­rone qui avait pété un plomb… Le troisième et dernier fait a été de con­stater que tu avais dis­paru. Pfiout… dis­paru, envolé ! Je me suis demandé si l’impact avait été si fort qu’il t’avait fait faire une rota­tion sur toi-même avant de me dire que non for­cé­ment que j’allais pas te voir si je gar­dais mes yeux fermés.

Y’a que dans les con­tes de fée où on ne glisse pas chaussés de bottes de pluie en plas­tique… Y’a que dans les con­tes que les capu­chons bougent au rythme de la tête… Y’a que dans les con­tes que les branches bougent pour laisser passer les princesses… Y a aussi que dans les con­tes que les princesses défend­ent les branches trop basses des arbres.

C’est après s’être assuré que j’étais ok (ko certes, mais ok) il m’a fait m’allonger dans le canapé et placé un paquet de petit pois con­gelés sur mon front, après avoir net­toyé mon vis­age et quand il m’a enlevé ces bottes en plas­tique, oui, c’est après tout ça que je me suis dite que c’était quand-même chou­ette d’avoir un Prince Char­mant rien qu’à soi, un qui s’en fout d’une bosse ou d’un bleu, un Prince qui, et ce tant pis pour toi, coupe du bois pour nous tenir chaud cet hiver…

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Comments

  1. Y’a un nom­bre de fautes d’orthographe impres­sion­nant dans ce texte… pfff décidé­ment, mon cerveau a ramassé une sacrée sec­ouée (hahaha non non c’est pas juste une bonne excuse) Mon neu­rone m’a dit que non c’était pas la peine de cor­riger… ce doit être mas­culin un neu­rone pour être si fle­mard ! Allez, je vais aller devant mon miroir regarder cet oeil au beurre noir devenir vert-jaune…

  2. quel beau texte
    J’espère que tout va bien pour la princesse avec son œil au beurre ainsi que pour le prince char­mant et les petits pois

    Tou­jours autant de plaisir à lire tes aven­tures qui sont quelques fois assez périlleuses ‚je ne te savais pas aussi casse-cou

  3. Je suis impres­sion­née par ton his­toire, que de rebondisse­ment ! Je com­prends mieux tous tes bleus main­tenant :p
    En tout cas courageux de ta part comme aven­ture 😀
    Tu pour­rais vrai­ment en faire une his­toire pour enfant !

  4. Je me demandais, ce serait pas un cerveau mas­culin qui aurait inventé les bottes de pluie qui glis­sent dans le mouillé ?
    Ca m’étonnerait qu’ a moitié !

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