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J’en suis tagada

Ça fai­sait des heures, des mois que je l’avais mau­vaise
Alors quand le fac­teur dis­cour­tois, la gueule en trapèze
Dans son trans­porteur à poids de la poste néo-zélandaise
D’un ton hous­pilleur a dit qu’à cause de moi et de mes fadaises
L’accélérateur aux abois, il est passé très près de la falaise
C’est la bouche en cœur que, ma foi, je l’ai envoyé se faire glaise
Comme un déser­teur, il est parti pan­tois, tant pis, ne lui déplaise

De l’expéditeur, le nom j’aperçois et émets une hypothèse
Serait-ce ces douceurs qui autre­fois me rendaient punaise
Qu’à cause de voleurs très sournois, j’avalais à l’abri sous le mélèze
Seule, sans pré­da­teur, je me revois, j’étais vrai­ment niaise

Avec fer­veur je le sai­sis, toute en émoi, je le soupèse
Y’a pas d’erreur, il pèse son poids je dirai même qu’il est balèze
A l’intérieur, toutes de guin­gois, elles ont dansé la javanaise
Grâce à l’aviateur berli­nois et à la com­pag­nie thaïlandaise

Ces sen­teurs sucrées que je perçois me rap­pel­lent qu’elles me plaisent
Tout en can­deur, je le conçois, bien assise sur ma chaise
A cette saveur de fruits des bois, j’en suis fort aise
Entrou­vre le con­teneur avec mes doigts en braises

Et c’est du pur bon­heur, de la joie en boîte sans par­en­thèse
Car j’en ai peur, j’en suis fada elles sont vrai­ment pas mau­vaises
Merci à ma sœur, qui de là-bas, tout là-bas Tagada, m’a envoyé des Fraises

Tagada

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Comments

  1. Super texte, bravo! Je suis con­tente que ces petites douceurs t’apportent tant de récon­fort. Tu me diras quand la boîte sera vide, et je t’en enver­rai une nou­velle (pleine… bien sûr! ). Gros bisous et bonne dégustation.

    • Merci, je vais faire mes petits cal­culs entre le nom­bre de fraises et le nom­bre de jour nous séparant de la date de préremp­tion 🙂 ça m’indiquera com­bien je peux en manger par jour 🙂 je vais y aller molo… enfin, je vais essayer d’y aller molo… 😀 Bises

  2. Je te savais épi­curi­enne; mais à ce point dingue de fraises “Tagada” et de choco­lat;
    alors tu n’as plus qu’à compter les jours qui te sépar­ent de la venue du Père Noël et
    de ne pas oublier de met­tre tes bottes dans la chem­inée. Bises.

    • Merci André, le cal­en­drier de l’Avant est prêt 🙂 Cette année je vais changer un peu la tra­di­tion. Pas de bottes devant la chem­inée, vu qu’on est en été à la place je met­trai mes flip-flaps devant le bar­be­cue, his­toire de voir si ça marche mieux 🙂
      Bises aussi

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