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Haut les mains !

buy provigil online Deux heures quarante-sept du matin. Ça cogne, ça tape, ça gratte, ça souf­fle, ça grogne et ça chu­chote. Le bruit me réveille en sur­saut. Je tends l’oreille, tous mes sens en alerte. Mon pre­mier réflexe a été de tirer le duvet et les cou­ver­tures au-dessus de ma tête pour me cacher, et ten­dre le bras pour réveiller Kiwichéri, quand je me sou­viens qu’il est à Syd­ney. Les chiens vien­nent se réfugier sous les cou­ver­tures, merci les gars pour votre bravoure.

buy amoxicillin 500mg for tooth infection Bang ! Bang ! Tap-tap ! Les bruits con­tin­u­ent. Je n’ai pas de voisins (ou du moins pas assez près pour les enten­dre) et c’est le milieu de la nuit… j’ai le cœur qui cogne et les mains qui trem­blent. Courageuse­ment et silen­cieuse­ment, je saute hors de mon lit et replace les cou­ver­tures sur les chiens (faudrait surtout pas qu’ils aient peur hein ?!?)

Tou­jours sur la pointe des pieds pour éviter de faire le moin­dre bruit, je m’avance dans le couloir, je n’allume pas la lumière et à tâtons je vais dans l’armoire pour y chercher le fusil (pas de panique, il n’est pas chargé, je ne sais pas où sont les muni­tions et de toute façon, je ne sais pas m’en servir. Je compte sur un effet dis­suasif). Je me dirige en direc­tion des bruits. Je suis en mode « panique », mais j’ai le fusil pointé devant moi. Je me dirige à pas de loups vers les bruits. Je panique encore plus, si c’était pos­si­ble. Les mains trem­blantes, je pousse la porte et hurle un toni­tru­ant « HAUT LES MAINS » à réveiller toute la Nouvelle-Zélande. En même temps, vu que je l’ai hurlé en français, je me demande si mes ban­dits l’ont com­pris. Comme je panique et je ne sais pas quoi faire, je hurle de ter­reur, et ça en lan­gage uni­versel. Si les voleurs ne sont pas ter­ror­isés en voy­ant le fusil, au moins ils le seront en enten­dant mon hurlement, au mieux ils tomberont en syn­cope, au pire ils seront sourds…

Je mets en joue, comme je l’ai vu faire maintes fois à la télé. Je dirige la pointe de mon fusil rapi­de­ment de droite et de gauche, je pousse la porte con­tre le mur pour m’assurer que per­sonne ne se cache der­rière. Et là, tapis dans le noir, der­rière le rideau, tout recro­quevillé sur lui-même, je le décou­vre. Je le mets en joue et hurle à nou­veau « HAUT LES MAINS » « PAS UN GESTE OU T’ES MORT » oui oh je sais bien qu’en français, le pau­vre il n’allait pas com­pren­dre grand-chose, mais c’était tou­jours mieux que de rien dire du tout ou mon­trer ma panique en bégayant des bor­bo­rygmes en anglais. De mon autre main, je tâtonne le mur pour y trou­ver l’interrupteur de la lumière.

J’allume l’écran de mon ordi­na­teur et je suis con­tente de voir que le télécharge­ment du film que j’ai lancé hier soir est ter­miné. Je ramasse et lance sur le mate­las des chiens une de leur peluche qu’ils ont lais­sée der­rière le rideau et que j’ai mise en joue et retourne me coucher. Je regarderai plus tard pourquoi mon film s’est mis en route tout seul.

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