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Quand je reviens d’Australie avec mes phobies (âmes sensibles s’abstenir…)

order Gabapentin for dogs Dans mon hys­térie, un éclair de lucid­ité vient frap­per mon cerveau. Nous sommes de l’autre côté de la terre où tout tourne dans l’autre sens. La main trem­blante, je sai­sis le loquet et le tourne à l’envers. La porte s’ouvre et je me pré­cip­ite dehors. Je crois bien que je hurle, mais je m’en fiche. Je veux juste par­tir d’ci, me retrou­ver dans un lieu asep­tisé, fermé, clos. Je saute devant un taxi qui plante sur les freins en m’insultant. Devant mon air hor­ri­fié et hir­sute, il se calme. Je lui ordonne de m’amener le plus vite pos­si­ble à mon hôtel, heureuse­ment qu’il sait où il se trouve, car je ne me sou­viens plus du nom de la rue. En fait, mon hôtel se trouve à moins de cinq cent mètres de là, et pour com­mencer le chauf­feur de taxi refuse la course. Les larmes jail­lis­sent sans que j’aie eu le temps de réaliser. Devant son air sur­pris, je me vois lui déballer mon his­toire entre deux hoquets. En trois mots, il a tout com­pris, il hurle lui aussi, mais de rire. Il me dépose devant mon hôtel, en me souhai­tant la bien­v­enue en Aus­tralie, terre de ser­pents et d’araignées.

buy synthroid australia Je m’enferme à dou­ble tour. M’assure que les fenêtres sont sans ouver­ture et que l’air con­di­tionné est réglé sur « frigo ». A moins de dix degrés, les cro­tales et les mygales ne devraient pas sur­vivre. Moi non plus d’ailleurs. J’inspecte chaque recoin de la cham­bre et de la salle de bains. Je mets les bon­des à l’évier et à la baig­noire, his­toire d’être sûre que ces besti­oles ne me retrou­vent pas à tra­vers la tuyau­terie, et je dépose ma lourde valise sur le cou­ver­cle des toi­lettes. Je défais le lit, sec­oue les draps, les oreillers et autre cou­ver­ture. Oui, je deviens un peu parano. Une fois que tous les coins et recoins ont été méthodique­ment et soigneuse­ment con­trôlés, je me jette toute habil­lée dans le lit et m’emballe dans les cou­ver­tures, car ça caille. Dans mon empresse­ment, je ne suis tou­jours pas allée soulager ma vessie. Mais peu importe, je patienterai.

buy propecia Quand il ren­tre, Kiwichéri est sur­pris de me trou­ver dans cet état. Je m’étais un peu calmée, mais à la pen­sée de pou­voir tout racon­ter en détail, la panique a refait son appari­tion et c’est com­plète­ment affolée que je tente de lui expli­quer ce qui s’est passé. Il ne com­prend rien, et me demande de la refaire en anglais, car deux mots sur trois sont en français, pen­dant que le troisième est en lan­gage inconnu. Je ne m’en suis pas aperçue, telle­ment j’étais ter­ri­fiée. Il me ras­sure en me dis­ant que des mil­lions de gens vivent ici, et que les sta­tis­tiques mon­trent un faible taux de décès relatif à ces besti­oles. Je ne peux m’empêcher de mar­mon­ner que les chiffres sont tron­qués, et que la majorité des arrêts car­diaques y sont dus.

Il m’apaise, me ras­sure et me dit qu’on ferait mieux de sor­tir. Car quand on tombe du cheval, il faut y remon­ter aus­sitôt. Mouaich, je n’étais ni sur le ser­pent ni sur l’araignée, mais peu importe, je dois sur­mon­ter mes pho­bies et prof­iter pleine­ment de ce voy­age à Bris­bane. Et d’ailleurs, je suis sous bonne escorte, Kiwichéri me promet de se bat­tre à l’épée si je devais être en dan­ger. Il m’emmène sur Queen Street, rue pié­tonne qui regorge de bou­tiques. Il pro­pose de pren­dre une crème glacée et de la déguster sur un banc. Ok pour la crème glacée, mais on con­tinue à flâner si ça t’ennuies pas (il n’a cer­taine­ment pas vu que les bancs sont placés directe­ment sous de gigan­tesques arbres, lesquels flir­tent avec des lam­padaires, emplace­ment stratégique de cer­tains arach­nides) La nuit tombe assez vite. Et je me félicite d’avoir refusé de nous asseoir. Il y a des gens posés sur les­dits bancs et qui, pour une rai­son mys­térieuse, détal­ent comme des lap­ins. Je lève les yeux en m’accrochant au bras de Kiwichéri. J’ai déjà peur de ce que je vais y voir. En effet, des mil­liers de chauves-souris volent autour des arbres en éclabous­sant de leurs déjec­tions toute per­sonne se trou­vant en dessous. Je pré­texte une jolie arcade pour quit­ter cette rue au plus vite. Ou du moins en atten­dant que les chauves-souris met­tent les voiles.

buy proscar no prescription online Le lende­main matin, samedi, Kiwichéri me dit qu’il doit juste faire un saut au bureau pour véri­fier que ses pro­grammes tour­nent. Il en aura pour deux petites heures, et me sug­gère d’aller faire un peu de shop­ping en atten­dant. Je refuse ! oui moi, j’ai refusé de faire du shop­ping ! C’est évi­dent, je ne veux pas me retrou­ver seule. Je vais devoir affron­ter quoi ? Un croc­o­dile ? Un hip­popotame en furie ? Non, je vais avec lui, pré­tex­tant vouloir voir où il tra­vaille. Nous pas­sons le reste du samedi à faire les touristes et à rigoler. Nous visi­tons le Lone Pine Koala. Un sanc­tu­aire pour les koalas. Telle­ment craquants ! On se fait pren­dre en photo avec cha­cun un koala dans les bras. Le mien s’est endormi, pen­dant que celui de Kiwichéri a fait ses besoins sur ses chaus­sures. Nous nous promenons parmi les kan­gourous et défions les hor­ri­bles dia­bles de Tas­manie. Le soir, nous nous ren­dons sur le Mount Coot-tha pour y admirer la ville « by night ». Spec­tac­u­laire ! Et finis­sons notre soirée dans la « For­ti­tude Val­ley » un quartier dédi­cacé aux per­for­mances musi­cales, toutes sortes de musiques y sont jouées en live. Génial !

Dimanche, nous nous réveil­lons avec les kook­abur­ras, ce joli petit oiseau à grosse tête. Leur chant est par­ti­c­ulier, on dirait des singes faisant les guig­nols dans les arbres. Un oiseau com­mence à chanter, et c’est toute la clique qui s’y met. C’est grandiose ! Nous allons finir ma vis­ite des quais de South­bank. Bien que mes sens soient en alerte, je prof­ite de chaque instant en gar­dant en tête que mon cheva­lier est prêt à affron­ter tout dan­ger. Nous déam­bu­lons en touriste de ce côté de la riv­ière, loin des grands build­ings qui for­ment le centre-ville.

Mon séjour touche à sa fin, et me voilà le lundi matin en route pour l’aéroport après avoir dit au revoir à Kiwichéri qui reste sur place jusqu’à ven­dredi. Je me réjouis de retrou­ver ma clique à plumes et à poils. Je me retrouve au pas­sage de la douane et biosécu­rité. Les agents posent des ques­tions sur les lieux vis­ités en Aus­tralie, si par exem­ple nous sommes allés dans le bush, ou si nous avons vis­ité une ferme. Je réponds par la néga­tive à la pre­mière ques­tion et par l’affirmative à la deux­ième, ne sachant pas si le sanc­tu­aire des koalas est con­sid­éré comme un poten­tiel pou­vant souiller les sols néo-zélandais. Pen­dant que je patiente, je vois un des agents revenir avec une paire de chaus­sures de marche en mains. Il est en charge du con­trôle d’une jeune femme qui est allée en treck dans le bush aus­tralien. Il revient tout sourire en dis­ant qu’il y avait un petit scor­pion dans une de ses chaus­sures. Elle pousse un cri d’effroi, tan­dis que moi j’étouffe un hurlement et qu’un fris­son me par­coure. L’agent dit que le spéci­men a été élim­iné et que ses chaus­sures ont été net­toyées de toute souil­lure. Mon tour étant venu, je me lève pen­dant que l’agent me remer­cie et me dit qu’il n’y a aucune préoc­cu­pa­tion à avoir tant à ma vis­ite au sanc­tu­aire qu’à celle de la ville et me souhaite bon retour à la maison.

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