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Quand je reviens d’Australie avec mes phobies (âmes sensibles s’abstenir…)

En trois heures et demie de vol, j’ai le temps de con­sul­ter la brochure que j’ai prise à l’aéroport de Welling­ton sur les activ­ités les plus intéres­santes à faire à Bris­bane. A l’arrivée, je suis sur­prise par le cli­mat trop­i­cal qui règne, ouf fait chaud et c’est super humide ! Je file pren­dre le train et vingt min­utes plus tard, me voici au centre-ville. Je hèle un taxi et lui donne l’adresse de l’hôtel où Kiwichéri est descendu quelques jours plus tôt pour son boulot.

Je déballe mes affaires vite fait, et munie de ma carte de la ville entre­prend un itinéraire pour me ren­dre au Queens­land Art Gallery, de là je irai me balader sur les quais de South Bank pour ensuite sur le chemin du retour faire un peu de shop­ping, je ne veux pas m’encombrer de cabas pen­dant mes flâner­ies, futée la fille ! Voilà, ça fait pas dix min­utes que j’ai quitté l’hôtel et je suis déjà per­due. Je déplie mon plan et tente de com­pren­dre cet emmêle­ment de rues (qui pour­tant ne sem­blent pas si com­pliquées car tout est en carré…). Un vieux mon­sieur s’arrête et me demande s’il peut m’aider. J’acquiesce et non seule­ment il m’explique le chemin mais m’accompagne. Il pointe du doigt le bâti­ment qui se trouve juste de l’autre côté du pont. Sympa ! Je le remer­cie infin­i­ment et note men­tale­ment que la prochaine fois qu’on me deman­dera son chemin, je ne ferai pas mon indif­férente. Je tra­verse le Vic­to­ria Bridge qui enjambe la Bris­bane River et m’arrête non seule­ment pour prof­iter de la vue mais aussi pour repérer quelques build­ing afin de retrou­ver, sans dif­fi­culté j’espère, mon chemin.

Le Queens­land Art Gallery est gigan­tesque. On y trouve de tout et pour tous les goûts, et c’est super facile de s’y égarer. Entre par exem­ple l’histoire du Queens­land, l’art con­tem­po­rain d’Asie-Pacific et l’évolution du rock and roll, tout n’est que décou­verte. Les yeux encore plein d’étoiles, je quitte le bâti­ment avec un café à l’emporter. Je m’en vais déam­buler sur les quais. South Bank est un énorme espace de diver­tisse­ment, libre de toute cir­cu­la­tion. On y trouve des promeneurs, des vis­i­teurs et des sportifs. Il fait un temps mag­nifique, la prom­e­nade est agréable. Des ibis font les poubelles à la recherche de reste de nour­ri­t­ure. Ils ont pas l’air très sym­pas ces oiseaux et un peu dégeu, faut l’avouer. Un arbre offre son ombre et je m’installe sur le muret l’entourant pour en prof­iter et finir mon café. Un peu plus loin se trouve une des plages amé­nagée, des enfants bar­bo­tent dans l’eau sous le regard atten­tif des par­ents, d’autres se prélassent sur le sable. Des odeurs de bar­be­cue se répan­dent dans l’air, un groupe de jeunes prof­i­tent des instal­la­tions gra­tu­ites pour y faire griller des saucisses en écoutant de la musique. Je me régale de ce spec­ta­cle, où chaque per­sonne sem­ble baigner dans un bon­heur total et ce peu importe l’activité pratiquée.

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