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Cette journée-là

http://reachkamloops.com/index.php?option=com_user Wahoo quelle chance ! pour la pre­mière fois depuis une dizaine d’année (à en croire les pan­neaux d’affichage du jardin botanique) vient de fleurir une plante surnom­mée « Mr. Stinky ». Il s’agit d’une langue du dia­ble (de la famille des arums) d’un mètre de haut, fleur d’aspect velours et couleur pour­pre qui ne fleu­rit que deux fois dans sa vie. Vrai­ment beau et super impres­sion­nant à regarder, on se sent priv­ilégiés de pou­voir admirer ce phénomène. Pour­tant il faut que je parte d’ici, et vite ! Des nausées me pren­nent. Cette fleur pue, c’est pas pos­si­ble ! L’odeur fétide se répand dans toute la serre aux bégo­nias. C’est infect et dégoû­tant ça empeste la viande pour­rie ! Estom­acs sen­si­bles s’abstenir (surtout après la tartelette au cit­ron à laque­lle je n’ai pas résisté dans le Cable car…) Cette fleur porte bien son nom ! Kiwichéri est ravi, au moins je ne vais pas faire des pieds et des mains pour avoir la même dans le jardin.

where to buy cheap nolvadex pohutukawa L’air frais aide mon estomac à se remet­tre à l’endroit, pour­tant il me faut presque une heure et demie de déam­bu­la­tions dans les allées fleuries et ver­doy­antes pour déclarer que c’est ici que nous allons planter le décor pour notre petit pic-nic à la française. Assis dans l’herbe prof­i­tant de l’ombre d’un pohutukawa, l’une des espèces endémique de Nouvelle-Zélande, nos estom­acs ras­sas­iés, nous savourons l’instant présent ainsi que le reste de notre bouteille de vin rouge.

buy generic Clomiphene australia Nous prenons le bus pour redescen­dre en ville. Les vis­ages sont tou­jours aussi souri­ants, et les « merci Mon­sieur le con­duc­teur » se font enten­dre dès qu’une per­sonne quitte le bus. A notre tour, nous souhaitons une belle journée au chauf­feur quand il est temps de par­courir à pieds les derniers mètres qui nous sépar­ent du Te Papa museum.

Il fait telle­ment beau que je ron­chonne que non, je veux pas aller au musée, aussi génial soit-il. Non non et non, on va quand-même pas aller s’enfermer par cette superbe journée, même si ce musée regorge d’attractions géniales et que la vis­ite vaut vrai­ment le détour. Je râle, mais je suis mon Kiwichéri caté­gorique. Il a l’œil pris d’une mal­ice et il tente tant bien que mal de cacher son sourire, ce qui me fait dire qu’il y a anguille sous roche. Il m’a bien eu ! En fait, il m’emmène dans les jardins du musée que je n’ai encore jamais pu apprécier, car en général on vient ici quand il pleut. Et il y a cer­taine­ment des anguilles sous les roches, tant ça regorge de petits ruis­seaux. On y apprend tout un tas d’infos envi­ron­nemen­tales, his­toriques et pra­tiques comme com­ment sur­vivre dans le bush si on y est perdu (oui, bon je sais bien que ça risque pas de m’arriver vu que j’ai con­science de mon inap­ti­tude à m’orienter je ne risque pas de m’aventurer au-delà des sen­tiers bat­tus, je ne suis pas si téméraire). On se balade dans l’histoire des Maoris, décou­vrons les cas­cades, emprun­tons le « swing bridge » (mon estomac fait des sauts périlleux et mon sens de l’équilibre est mis à rude épreuve) c’est absol­u­ment dingue de se retrou­ver dans un con­densé de Nouvelle-Zélande.

buy lasix online no prescription Retour vers le futur, où Kiwichéri pro­pose d’aller tester toutes les bières mai­son brassées à Welling­ton… et il y en a un paquet ! Lorsqu’il s’exclame sur la qual­ité de l’une ou le goût unique de l’autre, je lui pique son verre pour y trem­per les lèvres et com­menter avec la gri­mace adéquate, tirée de ma col­lec­tion. Y’a rien à faire, j’aime pas la bière. Le Pinot Gris Néo-Zélandais est de classe mon­di­ale, je me délecte d’un verre de ce breuvage fruité, pen­dant que Kiwichéri fini sa deux­ième et dernière bière (ah ah ah goûter toutes les bières qu’il disait !).

Je con­state à mes dépends que les repas que nous nous sommes offerts pen­dant notre journée touris­tique dans notre ville n’ont pas été très locaux… cette image est vite bal­ayée quand arrive à notre table nos cur­rys favoris et me dis que nous nous rat­trap­er­ons bien­tôt avec des spé­cial­ités régionales. La con­ver­sa­tion se pour­suit sur les tra­di­tions locales, et prof­ite de Kiwichéri l’indigène pour le ques­tion­ner à pro­pos de la cou­tume qui con­siste à klax­on­ner dans le tun­nel de Mount Vic­to­ria. L’histoire dit que c’est un hom­mage à une femme qui a été enter­rée vivante par son amant lors de la con­struc­tion du tun­nel, mais il est quand-même plus sympa de penser que c’est le lieu où tooter est autorisé sans rai­son si ce n’est d’obtenir un toot en retour. De fil en aigu­ille la papote nous entraîne sur le rugby. Notam­ment sur le folk­lore des sev­ens. Une com­péti­tion inter­na­tionale où sept joueurs par équipe s’affrontent pen­dant deux mi-temps de sept min­utes. Inutile de men­tion­ner la pop­u­lar­ité et le tri­om­phe régulier des kiwis. D’ailleurs cette com­péti­tion va voir le jour aux jeux olympiques d’été d’ici peu. A Welling­ton, ce sont deux jours de pure folie annuelle où le pub­lic joue une part impor­tante dans l’évènement. Une con­ta­gion qui se propage dans toute la ville. Les fans se déguisent et pren­nent part au défilé qui les amè­nent au Sta­dium, en pas­sant par les quais en bord de mer, sous le regard atten­tif de policiers et représen­tants de la sécu­rité afin de sec­ourir les éventuels fêlés qui se jet­tent dans l’eau ou qui redou­blent d’audace pour défier et nar­guer les principes de bien­séance. C’est une tra­di­tion qui est atten­due chaque année avec fer­veur, surtout quand les équipes de chaque pays défi­lent dans le centre-ville. Les joueurs salu­ent de la main, dis­tribuent des gad­gets aux couleurs de leur équipe, sig­nent des auto­graphes et dis­tribuent de-ci de-là quelques tick­ets d’entrée. Kiwichéri a tou­jours en tra­vers de la gorge le jour où je me suis trou­vée par hasard dans la foule et me suis vue remet­tre deux tick­ets d’entrée par un des joueurs français. Oui, il l’a en tra­vers de la gorge car les tick­ets, je les ai don­nés à une per­sonne qui mour­rait d’envie d’y aller…

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