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Bois !

click here Aujourd’hui, bois ! (non, non ! pas du verbe boire. Le bois, les arbres, la forêt, tout ça quoi !) pour être plus pré­cise, bois de chauffage.

http://ccs-usa.com/pma/index.php C’est nor­male­ment mon chéri qui s’occupe de ça. Com­man­der le bois, le récep­tion­ner, le ranger et surtout l’amener à l’intérieur car depuis ma frayeur avec une araignée, je ne touche plus à ça ! Mais comme il est à l’étranger, faut bien que je me débrouille et fasse les choses moi-même, si je veux avoir chaud. Kiwichéri est parti un peu pré­cipi­ta­m­ment et bien-sûr c’est quand j’ai pris la dernière bûche que la réal­ité m’a sauté à la figure.

click here - Allo ? Bon­jour Mon­sieur le four­nisseur de bois, pourriez-vous faire livrer la même com­mande que la dernière fois s’il-vous-plaît ? igno­rant totale­ment quel type de bois et les quan­tités que nous com­man­dons habituelle­ment.
– Mais bien-sûr, alors on dit qua­tre mètres cubes d’un mélange de Pin et Macro­carpa ?
– Voilà, c’est ça, dis-je en faisant celle qui con­naît son affaire.
– C’est noté, on vous livre dans quinze jours.
– Ah non, quinze jours ça va pas l’faire, non non. Pourriez-vous livrer aujourd’hui ou demain ?
– Non…

Me voilà comme une idiote, au milieu de mon hiver, avec dans une main le télé­phone et dans l’autre ma dernière bûche. Mon œil se pose sur le ther­momètre extérieur : 8 degrés. Mal­gré notre mai­son qui est bien isolée, le chauffage au bois est notre unique ressource de chaleur. Il n’y pas trente-six solu­tions. Ayant entendu à plusieurs reprises la tronçon­neuse sur le golf d’à côté, je me dis qu’ils doivent en avoir du bois. Je me rends dans leur ate­lier et effec­tive­ment, un énorme tas de bois n’attend que moi. La réponse à ma ques­tion est sur­prenante « non, on ne vend pas, on brûle… et d’ailleurs on est sur le point d’allumer un feu». Dépitée, je retourne chez moi et jette un œil furieux à tra­vers la fenêtre d’où je vois une longue colonne de fumée blanche qui s’élève dans le ciel. Je suis une idiote ! J’aurai dû aller me servir et dire : « ben moi j’achète pas, je vole ! que ça brûle ici ou chez moi, ça ne vous fera pas une grande différence».

Frap­pée par un éclair de lucid­ité, je saute dans la voiture et hop ! me voici au MegaMitre10 (le bri­coloisir du coin) où j’avais repéré des sacs de bois de chauffage lors d’une virée « emplettes de jardin». Trois sacs de bois plus tard et en sueur (ça pèse un âne mort ces sacs) me voilà toute fière de moi, je me félicite pour ma débrouil­lardise en me dis­ant que si je fais atten­tion, ça devrait aller pour ces quinze prochains jours.

- Il est pas là ton chéri ? me lance le gars qui me livre (enfin) le bois
– Non
– J’aurai dû m’en douter, allez… salut, me lance t’il en remon­tant dans son gros camion.

Et le voilà reparti. Me lais­sant per­plexe une pre­mière fois : il aurait dû se douter de quoi ? et une deux­ième fois per­plexe : moi, toute seule, face à ce gros tas de bois, pile devant la porte d’entrée. Je déplace quelques bûches pour me frayer un accès à l’intérieur.

Main­tenant, je peux dire que j’ai une bonne idée de ce que qua­tre mètres cubes de bûches représen­tent, me dis-je en enfi­lant mes gants. Y’a plus qu’à aller les ranger… oh, une dizaine de brou­ettes bien pleines, et le tour est joué. Et il n’y a que dix mètres jusqu’à la maison­nette à bois.

VLAM ! c’est le bruit de ma brou­ette qui se ren­verse. Oh, c’est rien, j’aurai dû penser à bien équili­brer le poids.
HAN ! j’essaye de soulever la brou­ette. J’ai bien trop chargé, c’est trop lourd.
AIE ! l’écharde a tra­versé le gant et s’est logée dans mon majeur.
BÊÊ ! fait le mou­ton qui s’est barré de chez le voisin et ne me laisse pas passer.
WOUF ! font les chiens qui se lan­cent à sa pour­suite.
AOUTCH ! une bûche sur le pied, ça fait mal.
MMMMHHHH ! le Pin, ça sent bon ! comme chez Ikea !
HUMPF ! dix brou­ettes… mon œil, t’en est même pas au tiers.
DRIIING ! c’est le télé­phone qui sonne.

- T’as l’air toute essouf­flée, tu fais quoi ?
– Je range le bois que le gars a bal­ancé en tas devant la mai­son !
– Pourquoi tu lui as pas dit qu’il devait finir sa tournée chez nous, car on a des bières au frais, qui n’attendent que nous… une fois que tout est bien rangé ?

AARRGGHHHH ! Tiens ma fille, BOIS… oui, du verbe boire !

golf-bois-de-feu   un-tiers-de-fait

Mouton   FINI-!

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Comments

  1. Et bien moi, avec ma dernière buche de bois, je serai allée vers le gars qui a foutu le feu au tas de bois et je lui aurai tapé dessus avec. Et il y fout le feu en plein devant votre nez… a pleurer non ?????

    • Oh, non non… pas à pleurer, non… à enrager !!!!
      C’est un très bon con­seil Marie, la prochaine fois que ça m’arrive, j’irai lui casser la bûche sur la tête, en espérant qu’elle se casse, comme ça j’en aurai deux :-))

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